La Highland Cattle est une race bovine originaire des hauts plateaux
du nord de l’Ecosse, les Highlands.
Elle est très caractéristique avec son pelage pourvu de longs poils
et surtout avec ses impressionnantes longues cornes. C’est une
race rustique, trapue, aux pattes courtes et solides avec de gros
sabots lui permettant de parcourir les endroits les plus humides sans
s’enfoncer. Elle s’adapte aux terrains difficiles et de ce fait, elle est
très utilisée pour l’entretien des zones naturelles peu accessibles. Elle
se satisfait d’un fourrage de faible valeur énergétique et consomme
une grande variété de végétaux dont les ronces, les arbustes, les
herbes hautes,…

RESERVE NATURELLE DE LA WARCHENNE

1996-2026, 30 ans de collaboration entre le Cercle Royal Marie-Anne
Libert (Cercle M.-A. Libert jusqu’en 2001) et les RNOB (Réserves Naturelles
Ornithologiques de Belgique, qui deviendra par après NATAGORA suite
à la fusion avec AVES).
Mais revenons en 1995, date de la création de la réserve naturelle de la
Warchenne.
Cette année là, Monsieur Walther Bodarwé cède par bail emphytéotique
4,30 ha de terrain aux RNOB afin qu’elles en assurent la gestion. Dès la
création, Mr Bodarwe a également émis le souhait que le Cercle M.-A.
Libert participe à la gestion de la réserve. Ce souhait s’est concrétisé peu
de temps après puisque dès 1996 un protocole de collaboration a été
signé entre les RNOB et le Cercle.
Ces terrains étaient exploités anciennement en prairies de fauche et en
pâtures. Il faut noter que pour permettre le passage du matériel agricole,
ces terres étaient drainées et que, pour une production de fourrage
abondant, on y apportait engrais et amendements. En arrêtant son
activité d’exploitant agricole, le propriétaire a fait le choix d’en faire une
réserve naturelle. Le but était d’abord de maintenir un paysage ouvert
à cette partie de la vallée de la Warchenne et ensuite de permettre à la
nature de reprendre ses droits en la laissant évoluer librement.
Quelques dates importantes.
1995 : colmatage des anciens drains en vue de relever sensiblement le
niveau de la nappe phréatique, redonnant ainsi au terrain son ancien
visage de prairie humide. Il est bon de rappeler l’importance des terrains
humides comme zones de rétention d’eau, rôle que l’on a oublié ces
dernières années et que nous rappellent les importantes inondations, de
plus en plus fréquentes.

1996 : 2 journées de gestion ont permis de planter 350 arbres et arbustes.
Des Aulnes glutineux (Alnus glutinosa), des Saules blancs (Salix alba) et
quelques Cerisiers à grappe (Prunus padus) ont été replantés le long des
berges de la Warchenne afin de les protéger de l’érosion. Du côté du
chemin, le choix s’est porté principalement sur des espèces fruitières :
Noisetiers (Corylus avellana), Prunelliers (Prunus spinosa), Aubépines
(Crataegus sp.), Sorbiers (Sorbus aucuparia), Viornes obiers (Viburnum
opulus), … Ces espèces fourniront abris, sites de nidification et nourriture
pour les oiseaux et petits mammifères.
Toutes les espèces replantées étaient déjà présentes le long des berges
et du chemin, aucune espèce étrangère à la réserve n’y a été introduite.
1998 : 3 faits importants marquent la réserve.
• L’essai de fauchage d’une partie des terrains à l’aide d’une faucheuse
adaptée aux zones humides (en 1996, un dernier fauchage
mécanisé fut réalisé par un agriculteur mais suite au colmatage des
drains, le milieu était devenu trop humide pour supporter le poids
des machines agricoles et l’agriculteur n’a pas répété l’opération
les années suivantes).
• L’agrandissement de la réserve par l’achat d’une parcelle sur l’autre
rive de la Warchenne, une petite prairie qui borde la rivière.
• Suite à de gros orages et d’importantes crues, la Warchenne se
divise en 2 bras, l’un constituant l’ancien bras et l’autre se créant
un passage au travers de la réserve.

 

RESERVE NATURELLE DE LA WARCHENNE

1996-2026, 30 ans de collaboration entre le Cercle Royal Marie-Anne
Libert (Cercle M.-A. Libert jusqu’en 2001) et les RNOB (Réserves Naturelles
Ornithologiques de Belgique, qui deviendra par après NATAGORA suite
à la fusion avec AVES).
Mais revenons en 1995, date de la création de la réserve naturelle de la
Warchenne.
Cette année là, Monsieur Walther Bodarwé cède par bail emphytéotique
4,30 ha de terrain aux RNOB afin qu’elles en assurent la gestion. Dès la
création, Mr Bodarwe a également émis le souhait que le Cercle M.-A.
Libert participe à la gestion de la réserve. Ce souhait s’est concrétisé peu
de temps après puisque dès 1996 un protocole de collaboration a été
signé entre les RNOB et le Cercle.
Ces terrains étaient exploités anciennement en prairies de fauche et en
pâtures. Il faut noter que pour permettre le passage du matériel agricole,
ces terres étaient drainées et que, pour une production de fourrage
abondant, on y apportait engrais et amendements. En arrêtant son
activité d’exploitant agricole, le propriétaire a fait le choix d’en faire une
réserve naturelle. Le but était d’abord de maintenir un paysage ouvert
à cette partie de la vallée de la Warchenne et ensuite de permettre à la
nature de reprendre ses droits en la laissant évoluer librement.
Quelques dates importantes.
1995 : colmatage des anciens drains en vue de relever sensiblement le
niveau de la nappe phréatique, redonnant ainsi au terrain son ancien
visage de prairie humide. Il est bon de rappeler l’importance des terrains
humides comme zones de rétention d’eau, rôle que l’on a oublié ces
dernières années et que nous rappellent les importantes inondations, de
plus en plus fréquentes.

1996 : 2 journées de gestion ont permis de planter 350 arbres et arbustes.
Des Aulnes glutineux (Alnus glutinosa), des Saules blancs (Salix alba) et
quelques Cerisiers à grappe (Prunus padus) ont été replantés le long des
berges de la Warchenne afin de les protéger de l’érosion. Du côté du
chemin, le choix s’est porté principalement sur des espèces fruitières :
Noisetiers (Corylus avellana), Prunelliers (Prunus spinosa), Aubépines
(Crataegus sp.), Sorbiers (Sorbus aucuparia), Viornes obiers (Viburnum
opulus), … Ces espèces fourniront abris, sites de nidification et nourriture
pour les oiseaux et petits mammifères.
Toutes les espèces replantées étaient déjà présentes le long des berges
et du chemin, aucune espèce étrangère à la réserve n’y a été introduite.
1998 : 3 faits importants marquent la réserve.
• L’essai de fauchage d’une partie des terrains à l’aide d’une faucheuse
adaptée aux zones humides (en 1996, un dernier fauchage
mécanisé fut réalisé par un agriculteur mais suite au colmatage des
drains, le milieu était devenu trop humide pour supporter le poids
des machines agricoles et l’agriculteur n’a pas répété l’opération
les années suivantes).
• L’agrandissement de la réserve par l’achat d’une parcelle sur l’autre
rive de la Warchenne, une petite prairie qui borde la rivière.
• Suite à de gros orages et d’importantes crues, la Warchenne se
divise en 2 bras, l’un constituant l’ancien bras et l’autre se créant
un passage au travers de la réserve.

1999 : cette année est marquée par l’achat d’un autre terrain sur la rive
gauche de la Warchenne. La réserve forme maintenant un bloc de 6 ha de
part et d’autre de la rivière.
Le « Fonds Marie-Anne LIBERT pour la Protection de la Nature » est
intervenu financièrement dans l’acquisition faite par les RNOB dans
l’achat des terrains le long de la Warchenne en 1998 et 1999.
Comme on s’est trouvé devant l’impossibilité de continuer le fauchage
suite à une ré-humidification du terrain et à la quantité de matière
organique à évacuer hors de la réserve, il fut décidé que la seule solution
envisageable pour la gestion était le pâturage extensif.
Une clôture fut installée sur les terrains de la rive droite de la Warchenne
(soit les 4,30 ha). Ce fut le début du pâturage extensif par du bétail
rustique, actuellement ce sont des Highland Cattle qui circulent sur le site.

2004 : aménagement d’une petite mare en vue de diversifier encore un
peu plus l’intérêt biologique de la réserve.
Toute cette partie constitue le « bloc sud » de la réserve.

Simultanément, un programme d’achat de terrains le long d’un petit
affluent de la Warchenne permettra de constituer le « bloc nord ». Ce
petit affluent (sans nom) coule entre la chapelle de Chôdes et le village
de Boussire.
2002 : achat de 2 petites parcelles comportant des zones marécageuses,
celles-ci étant délaissées par l’agriculture depuis de nombreuses années.
L’une située près du ruisseau est bordée d’Aulnes glutineux et attire en
saison hivernale de nombreuses bandes de Tarins des aulnes (Spinus
spinus). L’autre est envahie par les Saules (Salix sp.), Bouleaux verruqueux
(Betula pendula) et quelques Epicéas (Picea abies). Quelques journées de
gestion sont organisées afin d’éliminer les arbres de cette parcelle.
2005 : achat de plusieurs petites parcelles, l’ensemble fait près de
2,5 ha. Parmi ces parcelles, 2 sont plantées en épicéas, ceux-ci seront
entièrement enlevés par la suite. Mais ce qui a été déterminant dans
l’achat des terrains à cet endroit, c’est la présence remarquable d’une
haie de Hêtres (Fagus sylvatica) qui s’étire sur plus de 100 m de long. Cet
alignement d’arbres est du plus grand intérêt, tant pour l’avifaune que
pour le côté esthétique. Cette haie, comme bien d’autres dans la région,
constitue l’élément majeur du bocage malmédien.
2006 : acquisition de 3 terrains appartenant à Electrabel. Il s’agit ici de
petites parcelles boisées qui bordent le petit ru anonyme, parmi elles se
trouve une futaie feuillue composée principalement de vieux chênes.
Pour les acquisitions de terrains réalisées en 2002 et 2005, le Cercle M.-A.
Libert est également intervenu financièrement grâce à son « Fonds Marie-
Anne LIBERT pour la Protection de la Nature ».

Aspect de la réserve aujourd. ’hui
La partie de la Warchenne – le « bloc sud ».
C’est celle qui a le plus évolué positivement depuis sa création. Avant leur
mise en réserve, ces terrains étaient exploités comme prés de fauche pour
produire du fourrage pour le bétail. Après la fenaison, le bétail était mis
en pâture jusqu’à la fin de la saison. Pour produire un fourrage de qualité
et suffisamment abondant et afin de permettre le passage du matériel
agricole utilisé pour la récolte, un important réseau de drains avait été
installé et était régulièrement entretenu. Chaque année également des engrais étaient abondamment répandus. La diversité floristique
était réduite et la majorité des espèces était constituée de Poacées
(anciennement appelées Graminées).
Les premières années qui ont suivi le colmatage des drains, malgré
l’abandon d’apport d’engrais, le sol était encore beaucoup trop riche en
éléments chimiques. N’étant plus fauchée, ni pâturée au printemps, une
grande partie de la réserve s’est couverte de Renoncules âcres (Ranunculus
acris), un immense tapis de fleurs jaunes recouvrait les terrains. Certes,
cela était bien joli, mais la diversité biologique de la réserve restait très
limitée. Au fil des années, avec le pâturage extensif mis en place, le
sol s’est appauvri progressivement. De nombreuses plantes sont alors
réapparues et la végétation n’a cessé de se diversifier.
Les nombreuses plantations effectuées en 1996 et le creusement d’une
mare en 2004 ont permis d’augmenter le potentiel d’accueil pour la petite
faune et l’entomofaune.

Deux insectes remarquables découverts dans la réserve naturelle de
la Warchenne.
C’est grâce à la recherche assidue d’un ancien administrateur du Cercle,
Geoffray Miessen, que deux découvertes entomologiques inattendues
ont été réalisées dans et à proximité de la réserve.
La première concerne un petit coléoptère de la famille des Staphylinidae
qui fut découvert sous une pierre, au bord de la Warchenne, il s’agit de
Aloconata (s.st.) pfefferi (ROUBALL). Ce coléoptère jusqu’ici inconnu en
Belgique constituait une nouvelle espèce pour la faune de notre pays.
La seconde découverte concerne un diptère de la famille des Asilidae et
se nomme Laphria ephippium (Fabricius), c’était la quatrième observation
effectuée en Belgique.
En fonction du gradient d’humidité, on trouve des massifs plus ou moins
importants de Massette (Typha latifolia), de Scirpe des bois (Scirpus
sylvaticus), de Reine des prés (Filipendula ulmaria),
Au cours de la saison, des zones de couleurs diverses, plus ou moins
étendues, vont apparaître : jaune avec le Populage des marais (Caltha
palustris) ou l’Iris (Iris pseudacorus), rose avec la Renouée bistorte (Bistorta
officinalis), rose vif avec le Lychnis fleur de coucou (Lychnis flos-cuculi),
blanc crème avec la Reine des prés.
Dans la partie occidentale de ce bloc sud se trouve une zone dominée
par le Jonc à tépales aigus (Juncus acutiflorus). D’autres espèces typiques
des milieux para-tourbeux et du bas-marais acide sont présentes : Laîche
blanchâtre (Carex canescens), Laîche noire (Carex nigra), Laîche à bec
(Carex rostrata) , Gaillet des marais (Gallium palustre), Prêle des eaux
(Equisetum fluviatile),…
De manière plus localisée, on trouve un peu de Trèfle d’eau (Menyanthes
trifoliata) et de Linaigrette à feuilles étroites (Eriophorum angustifolium).
Enfin, sur les quelques stations de sphaignes (Sphagnum sp.), on découvre
la rare et délicate Walhenbergie (Walhenbergia hederacea).
Depuis la mise en réserve et l’abandon des pratiques agricoles, toute une
série de plantes ont recolonisé le milieu en fonction de la richesse du sol,
des variations d’humidité, de la présence d’anciens dépôts alluvionnaires
ou de zones tourbeuses.

Du côté de l’avifaune, on notera la présence régulière du Cincle plongeur
(Cinclus cinclus), de la Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea),
du Héron cendré (Ardea cinerea) ou de la Fauvette grisette (Curruca
communis). Très occasionnel et en période de migration, c’est le Chevalier
sylvain (Tringa glareola) que l’on peut apercevoir. Plus rarement, c’est la
Cigogne noire (Cigognia nigra) qui fréquente les berges de la Warchenne.
En bordure des zones humides, là où le sol est plus filtrant, on est en
présence d’un ensemble de prairies où dominent les poacées. C’est dans
l’une de ces prairies que très régulièrement, au printemps, une chevrette
vient mettre au monde son (ses) faon(s).

Daniel Batteux